Christophe Mangou - Médiation

La médiation s’intègre évidemment dans la dynamique de 4ème Art.
Elle est porteuse de valeurs essentielles pour nous : rendre accessible la musique aux publics les plus larges, favoriser la création, encourager la construction de liens au sein des collectivités et participer à l’épanouissement personnel.

Nous souhaitons donc proposer des projets de médiation de qualité portés par Christophe Mangou.

Pour découvrir les projets cliquez

Pour en savoir plus :
christophemangou.com
www.ensemble-amalgammes.fr

Pour le suivre : 


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> Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire de la musique ?
C’est une grande question ! Mes parents écoutaient de la musique mais n’étaient pas musiciens. Je sais que ma mère a beaucoup écouté les symphonies de Beethoven étant enceinte de moi. Quoi qu’il en soit, à 4 ans, je voulais faire des percussions, instruments dont n’avaient jamais entendu parler mes parents. Ma voie était toute tracée, je voulais devenir musicien !

> Un souvenir musical génial ?
Bizarrement, il s’agit d’un moment « sans musique », d’un moment de silence.
C'était aux BBC Proms à Londres lors d'un concert du LSO dirigé par Sir Colin Davis.
Arrive le magnifique choral final du « War Requiem » de Britten, se terminant dans la paix la plus sublime. Tous autant que nous étions dans le public (6000 peut-​être ?), nous étions tous partis (Dieu sait où) et n’avions aucune envie de redescendre. Ce fut le plus long et intense moment de silence que j’ai jamais vécu. Il a fallu que le chef pose délicatement sa baguette sur le pupitre pour que les applaudissements commencent ; le temps s’était arrêté… 5 minutes de silence ? Plus ?

> Un embarassant ?
Sans conteste : j’étais percussionniste à l’Orchestre des Jeunes de l’Union Européenne.
C'était au Concertgebouw d’Amsterdam, avec Guennady Rozhdestvensky et L’Oiseau de feu de Stravinsky au programme. J’étais à la grosse caisse, qui a un rôle essentiel au début, dans la mise en place de l’atmosphère sombre et pesante du jardin maléfique de Kastchei. Puis vient le magnifique solo de hautbois. À ce moment, j’ai terminé ma partie, je pose donc les deux battes sur la tablette. Je cherche à me rasseoir sur ma chaise haute mais l’une de mes manches se prend dans l’une de mes baguettes et c’est inévitable, TOUTES les baguettes et battes présentes sur la tablette tombent par terre dans un fracas assourdissant.
Au Royal Concertgebouw d’Amsterdam, il y a du public juste derrière les percussions… j’avais l’impression d’avoir 2000 paires d’yeux qui me fusillaient du regard…
Quel souvenir abominable, j’aurais tellement voulu disparaître !

> Qu’est-ce qui vous passionne dans votre métier ?
IMAGINER et CRÉER : le plus souvent entouré des différents compositeurs, librettistes, metteurs en scène… avec qui j’ai la chance de travailler.

PARTAGER : avec les musiciens d’orchestre, les différents artistes (solistes, conteurs, comédiens, danseurs…), le public, les enfants…

ÉDUQUER : le public évidemment, au travers des nombreux projets que j’imagine, et via des canaux très différents, didactiques ou pas (n’oublions pas le cœur, l’émotion). J’ai beaucoup de plaisir quand je me rends compte que j’ai également apporté aux musiciens d’orchestre eux-​mêmes ; quand je sens que les musiciens prennent du plaisir à jouer dans de tels concerts, je considère que j’ai pleinement rempli ma mission.

> Si vous étiez une œuvre musicale ?
La 6e symphonie de Mahler, « Tragique ». Je pense qu’il y a tout dans cette symphonie… Ce n’est pas forcément la musique qui me ressemble le plus, mais c’est l’un de mes rêves les plus fous !

> Si vous étiez un bruit ?
Le souffle soudain de la respiration de la baleine quand elle remonte à la surface.

> Une mauvaise habitude ?
Un toc : tout faire coïncider avec le chiffre 8.

> Si vous étiez un personnage de fiction ?
Gaston Lagaffe. Non pour son côté fainéant, mais parce que j’adore son côté nature, naïf, et toujours sensé et sensible si on lit à travers les lignes.

> Si vous étiez un objet du quotidien ?
Du fil dentaire, en hommage au grand compositeur Frank Zappa !